A propos du projet

May 9th, 2011 at 15:14 by Magali Tardivel-Lacombe

La bibliothèque idéale

Vous aurez remarqué qu’à la fin de chaque interview, j’essayais de poser ma question fétiche :

“Et si vous deviez passer le restant de votre vie seul, sur une île déserte, avec un unique livre en poche… Quel livre choisiriez-vous ?”

Les réponses, allant du texte philosophique à l’ouvrage pratique, en passant par la poésie, les romans initiatiques et la science-fiction, m’ont toujours donné de précieux indices sur mes interlocuteurs.

Quant à moi, je n’ai jamais résolu cette question piège… Pendant le tour du monde, j’avais emporté L’Odyssée d’Homère, mais j’en ai à peine lu quelques pages, trop accaparée par mon travail d’écriture. De plus, je le lisais souvent à voix haute pour Jérémie qui, presque systématiquement, s’endormait, bercé par la douce Aurore aux doigts de rose… Lui, en revanche, m’a lu jusqu’au bout, par petits morceaux, Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche, qui nous a nourris pendant tout le voyage.

Aujourd’hui, je reste incapable de répondre à ma propre question, hésitant entre Tous les noms de José Saramago et Le Petit Larousse… Entre autres !

Les réponses de mes interlocuteurs m’ont permis d’élaborer, dans ma tête d’abord, une bibliothèque idéale que, depuis le retour, Jérémie et moi constituons peu à peu, pour de vrai. Etonnement, elle ne s’avère pas aussi internationale que je l’aurais a priori imaginé. Quoi qu’il en soit, je voudrais aujourd’hui vous présenter cette “bibliothèque idéale” qui, en vous redonnant un aperçu des personnes rencontrées pendant ce Tour du monde des livres, me semble un joli cadeau d’au-revoir…

Les textes fondateurs

  • John McGlynn, éditeur à Jakarta (Indonésie), choisit La Galigo. “Avec ses 6000 pages potentielles, cette épopée bugis serait peut-être le plus long livre du monde”.
  • Pinaki Mazumdar, éditeur et libraire à Calcutta (Inde), choisit la Bhagavad Gita. “La sixième partie du Mahabharata“.
  • Trasvin Jittidecharak, éditrice à Chiang Mai (Thaïlande), choisit L’Iliade d’Homère. “Contrairement à L’Odyssée, qui n’aborde que des questions familiales, L’Iliade nourrit l’appétit d’idéaux”.

Les fictions anglo-saxonnes du XIXe siècle

  • Sandra Thibodeaux, directrice du Centre des Ecrivains de Darwin (Australie), choisit Le Conte de deux cités de Charles Dickens (1859). “Quand on sait que Dickens parle de Paris et Londres en 1793, tandis que Munkara plante son roman chez les Aborigènes au XXe siècle, voyez-vous où est l’évasion et le dépaysement pour Sandra ?”
  • Les Ougandais Lillian Nyakana, employée au NABOTU, et Ariho Ivan Mujorizi, libraire, choisissent tous deux, sans se concerter, Tom Sawyer de Mark Twain (1876). “Ma mère, qui a toujours été une bonne lectrice, avait reçu [ce livre] à l’école dans les années 1970. D’ailleurs, elle possède toujours l’exemplaire”.
  • Alejandro Cerda, psychanalyste et éditeur à Mexico (Mexique), choisit Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll (1865). “C’est peut-être l’édition rare illustrée par Dali qui aurait sa préférence, afin d’ajouter à la complexité de l’intrigue celle des images…”

Les fictions anglo-saxonnes du XXe siècle

  • Walter Bgoya, éditeur à Dar Es Salaam (Tanzanie), choisit Le Vieil Homme et la Mer de Ernest Hemingway (Gallimard, 1952). “Cette histoire de patience infinie lui rappelle la sienne, sa propre course d’endurance jonchée d’obstacles”.
  • Balsam Saad, éditrice et libraire au Caire (Egypte), choisit La Ferme des animaux de George Orwell (Gallimard, 1984). “Ce texte pose avec justesse la question ‘Qu’est-ce qui arrive réellement quand on pense faire les choses bien ?’”
  • Sherif Bakr, éditeur et libraire au Caire (Egypte), choisit L’Histoire de Pi du Canadien Yann Martel (XYZ, 2003). “Il saura certainement se tirer des situations les plus inextricables, non ?”

  • C.D. Moulton, auteur à Almirante (Panama), choisit Phoenix Tales de l’Américain Gregory Banks (Wheelman Press, 2008). “Un modèle de science-fiction”.

Autres romans

  • Janet De Neefe, directrice du festival littéraire d’Ubud (Indonésie), choisit L’Amour aux temps du choléra du Colombien Gabriel Garcia Marquez (Grasset, 1987). “Répondre à la violence par de l’espoir”.
  • Esther Baum-Schaller, libraire à Francfort (Allemagne), choisit Un altro giro di giostra de l’Italien Tiziano Terzani (Longanesi, 2004). “Le narrateur, atteint d’un cancer, se met en route vers d’autres civilisations, explorant les soins inventés ailleurs et découvrant par la même occasion la richesse de cultures étrangères”.
  • Lauri Luciernaga, cartonera et poète à Mexico (Mexique), choisit Héros et tombes de l’Argentin Ernesto Sabato (Le Seuil, 1996). “Une histoire d’amour tourmentée”.

La poésie

  • Jacques Aubergy, éditeur et libraire à Marseille (France), choisit la Mexicaine Sor Juana Inès de la Cruz. “Des poésies mystiques et intimes”.
  • Mauricio Souza, éditeur à La Paz (Bolivie), choisit Cesar Cerruto. “Un poète bolivien du XXe siècle”.
  • Yaxkin Melchy, cartonero et poète à Mexico (Mexique), choisit La Vida Nueva du Chilien Raul Zurita. “Un ouvrage qui reproduit une expérience fascinante réalisée par l’auteur dans les années 1990 : tracer des poèmes en nuages dans le ciel de New York”.
  • Michael Goh, représentant free-lance à Singapour, choisit une anthologie internationale de poésie en anglais. “Après tout, en tant que Singapourien, j’aime cette impression d’être à la croisée des chemins”.

Les biographies

  • Guillermo Quijas, éditeur et libraire à Oaxaca (Mexique), choisit la biographie de Pancho Villa par Martin Luis Guzman (1940). “Encore l’histoire d’un homme d’action !”
  • Manar Badr, bibliothécaire à Alexandrie (Egypte), choisit Hypatia d’Arnulf Zitelmann (L’Ecole des Loisirs, 1990). “Païenne à l’époque chrétienne, femme parmi les hommes, philosophe au progressisme dérangeant, Hypatia finit par être assassinée”.

La philosophie

  • Guido Indij, éditeur à Buenos Aires (Argentine), choisit Mille Plateaux de Gilles Deleuze et Félix Guattari (éditions de Minuit, 1980). “J’aime bien la réponse d’Oscar Wilde, qui disait que le meilleur livre à emporter sur une île déserte était un livre tout blanc, qui serait encore à écrire”.
  • Andras Berkes-Brandl, éditeur à Blackheath (Australie), choisit Ez mind én voltam egykor de Milàn Füst (1957-58). “Une sorte de journal intime philosophique, assez énigmatique et très brillant. J’en ai toujours un exemplaire sur moi”.
  • Alvaro Lasso, éditeur à Lima (Pérou), choisit Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry (Gallimard, 1943). “Encore un éditeur qui n’est pas près de s’ennuyer, pas même s’il s’échouait sur une île déserte…”

Un livre pour enfants

  • Dieu t’aime (Signe, 2009) de Stella Maris Stutina est cité par son propre auteur (Indonésie). “Ce livre a changé ma vie”.

Quelques ouvrages pratiques

  • Dion P. Sihotang, éditeur à Jakarta (Indonésie), choisit Les sept habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent de Steven R. Covey (First, 1993). “Un ouvrage de développement personnel qui donne des conseils pour améliorer sa vie, ses méthodes de travail, son sens relationnel…”
  • Stuart Laurence, éditeur à Sydney (Australie), choisit l’Encyclopédie de la météo qu’il a lui-même éditée. “Pour prévoir le temps qu’il fera sur l’île”.

Une réponse culte

Bien sûr, il y a eu ceux qui ne savent pas quel livre choisir, ma réponse préférée étant celle de Kohwai, cet enfant terrible de l’édition malaisienne : “Sur une île déserte, je n’aurais pas le temps de lire, puisque je partirais à la recherche d’Eve !”

D’autres idées avec BiblioMonde…

Si vous voulez piocher d’autres idées de lectures et de voyages, je vous conseille vivement de naviguer sur le site de l’association parisienne BiblioMonde, qui propose des bibliographies, ordonnées et commentées, sur les pays du monde, sans séparer les livres d’histoire de la littérature, du tourisme, de la cuisine, de l’histoire de l’art ou des livres pour enfants. Une démarche originale, que font trop rarement les librairies et bibliothèques. L’initiateur du projet, Bruno Teissier, explique sa démarche : “L’idée m’est venue quand j’ai dû parcourir tous les rayons de la Fnac de mon quartier pour savoir ce que l’on publiait sur le Portugal, le pays où je me rendais cette année-là”.

Et vous ?

Ainsi s’achève ce blog, qui reste toutefois ouvert aux commentaires, alors n’hésitez pas !

Et vous, d’ailleurs, quel livre choisiriez-vous, si vous ne deviez n’en emporter qu’un seul sur une île déserte ?

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April 25th, 2011 at 18:40 by Magali Tardivel-Lacombe

Retour et retrouvailles

Un an, un mois et dix-huit jours : c’est la durée exacte de ce tour du monde. Partis le 12 octobre 2009 de Marseille, Jérémie et moi retrouvons la Cité Phocéenne le 30 novembre 2010.

Mes reportages autour du livre m’auront fait voyager encore plus longtemps, puisque j’en termine tout juste l’écriture ! Dans la continuité, un autre travail d’écriture s’amorce : un ouvrage sur ceux qui, de par le vaste monde, font des livres et des lecteurs.

C’est un projet en quête d’éditeur : avis aux amateurs !

Rentrer, c’est pouvoir enfin partager. Avec les proches, mais pas seulement. Après avoir tant découvert, tant appris, j’aspire à inspirer l’envie de partir, de lire, d’écrire. Entre conférences et ateliers d’écriture, le voyage se poursuit donc, dans la transmission et le partage.

Conférence fév.2011_AlcazarIl y a eu la bibliothèque de l’Alcazar (Marseille) et son généreux public de 80 personnes. Merci à Sarah Tremel et Mireille Barbieri de m’avoir réservé ce bel amphithéâtre et cet accueil inoubliable.

Il y a eu le lycée Lacordaire (Marseille) et ses captivantes classes littéraires. Merci à Catherine Tardivel-Lacombe et à Corine Robet d’avoir branché le tableau blanc interactif sur mon diaporama, et les élèves sur le thème du voyage et du livre. La rencontre leur a inspiré de très jolis haïkus, à découvrir en cliquant ici.

Il y a eu le lycée Albert de Mun (Nogent-sur-Marne) et ses élèves enthousiastes. Merci à Anne-Marie Lebon-Crépin d’avoir su relier mon intervention au sacro-saint programme scolaire officiel.

Il y a eu le lycée Ampère (Marseille) et ses élèves à la tchatche formidable. Merci à Elise Gantaume, qui leur a permis de suivre de près ce lointain périple.

La jeune auteure Elise Blot, à Marseille, a émaillé de photos et d’anecdotes piochées et picorées ici et là, sur ce blog, son atelier d’écriture sur le voyage. Après une première séance autour du thème de l’escale, elle a amorcé la deuxième avec quelques portraits de gens de livres photographiés par Jérémie. Voici donc ce que CD Moulton a évoqué à l’une des participantes :

[...] Kilomètres de tapis roulants qui nous conduisent d’une salle de débarquement à une autre d’embarquement, on se suit, on se croise, un peu zombis, regards vides qui déchiffrent les panneaux d’affichage, annonces sonores, concert des bagages à roulettes. Toutes les escales dans les aéroports ont quelque chose de tellement semblable et intemporel, que le souvenir du temps réel que nous y avons passé m’échappe. Les boutiques duty free se succèdent et donnent un certain tournis, produits de luxe en tous genres dans le clignotement d’éclairages plus ou moins intenses…

C.D. Moulton en lecture“Salle d’embarquement pour notre vol vers Hô-Chi-Minh-Ville, on va pouvoir s’affaler dans les fauteuils après cette interminable déambulation ! Ce n’est pas le rêve mais ça fait partie du voyage, c’est déjà le voyage… Dans ce no man’s land où tout le monde s’agite, on trouve le temps d’aller boire un thé parfumé avant de réembarquer. A la table qui jouxte la mienne, je remarque un monsieur de type occidental, la soixantaine, cheveux, barbe et T-shirt blancs, pantalon de toile marron, pieds nus, absorbé dans sa lecture : L’Odyssée d’Homère, apparemment édition en français. Je l’interpelle car il n’a pas l’air d’un voyageur. Pas du tout surpris de ma curiosité, il m’explique qu’effectivement il ne fait pas escale en ce lieu prévu pour… Mais qu’il s’est mis en situation de naufragé, d’où les pieds nus, pour essayer de comprendre pourquoi Ulysse a su résister au chant des sirènes [...]“.

Louise Thollard

J’assiste à la dernière séance, celle sur l’aller-retour… Elise Blot propose le sujet : “Vous vous en retournez, vous rentrez ! Quel est votre sentiment ? Quelle relation conservez-vous avec le livre emporté au départ de votre voyage ?” Car il est vrai que s’il y a des livres pour l’île déserte, il y en a aussi pour le sac du globe-trotter. Pendant l’écriture, Elise lance des mots — sillonner, origine, faire halte…–, qui viennent rythmer les textes, comme autant de bornes au bord d’un chemin.

[...] Faire halte a été mon quotidien depuis plus de trois cents soirs. Il m’a fallu naviguer de ci, de là, au gré des crépuscules ou des petits matins brumeux. Au gré de l’humeur des gens aussi. Il m’est arrivé bien souvent d’être fatigué de ce remuement incessant, physique et psychique. Dans ces moments de grande lassitude, l’empereur Hadrien venait à moi, sous la plume de Marguerite Yourcenar : je lisais, m’arrêtant soudain au moindre abri, l’intelligence et l’amour de cet homme. Il me semble avoir ainsi essaimé son aventure humaine par monts et par vaux et jusque dans le moindre bled.  Il y a un mois et demi, un matin, j’ai fini par échanger le livre contre un peu de lait de chèvre. Je ne sais ce qu’en fera le berger mais les Afghans sont remarquablement ingénieux…

“J’aspire désormais à jeter l’ancre, comme vidé de ce que je fus ‘autrefois !’ mais plein aussi de tant d’autres trésors.

“Bourlinguer est un sport risqué, on n’y est pas  souvent le promeneur au nez enfariné : on y a des attentes et des craintes, c’est-à-dire de la vigilance. [...]

“Ce voyage a-t-il été vraiment ? Je ne puis m’empêcher de songer à Alexandre le Grand, parvenu jusqu’en Inde et qui n’en est jamais revenu ; non pas victime de flèches ou de fièvres mais acteur de sa libre décision de ne pas revenir. Si, contraint après tout par ses généraux et ses soldats, Alexandre était rentré au pays, que serait-il advenu de lui ?

“Je rentre demain. Ce  soir je suis le martien, ce soir je suis un peu Alexandre : n’est-il pas risqué de ramener chez soi tant de richesses ?

“Vais-je y parvenir impunément ?”

Marcel Delestrade

Le retour, en effet, constitue peut-être la plus difficile des étapes d’un tour du monde. Mais la richesse des échanges qui en découlent offre une transition en douceur, en ouvrant à de nouvelles rencontres et à des découvertes inattendues. Après tout, Xavier de Maistre n’avait-il pas effectué, au XIXe siècle, un étonnant périple “autour de sa chambre” ? L’aventure est partout, même au coin de la rue !

J’ai proposé un atelier d’écriture aux élèves d’Elise Gantaume. Les textes qu’ils ont imaginés seront présentés dans le prochain article…

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January 17th, 2011 at 14:19 by Magali Tardivel-Lacombe

Rendez-vous à Marseille le 5 février

Vous êtes chaleureusement invités à la conférence du samedi 5 février à 17h, à la bibliothèque de l’Alcazar (Marseille).

Après plus d’un an de reportages, j’aurai le plaisir de présenter, en mots et en photos, mon “Tour du monde des livres”.

Editeurs, libraires, bibliothécaires, et autres gens de livres des cinq continents, ont évoqué leur travail et les problématiques auxquelles ils sont confrontés. C’est ce que je présenterai le 5 février prochain, avec de nombreuses images de voyage.

N’hésitez pas à en parler autour de vous.

Et puis le blog continue !

Alors, à très bientôt j’espère…

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August 25th, 2009 at 16:01 by Magali Tardivel-Lacombe

Des livres et des hommes

Après des expériences en librairie et en maison d’édition, j’ai eu la chance, pendant un an, de travailler en tant qu’assistante de projets à la Foire du Livre de Francfort. Dans le cadre de cette activité, j’ai pu rencontrer des éditeurs, des libraires, des traducteurs, des agents littéraires. Ces échanges, en France ou en Allemagne, m’ont donné la chance non seulement d’approfondir ma connaissance autodidacte du monde du livre, mais également de connaître des personnes formidables de culture, d’énergie et d’humanité.

Si je veux faire le tour du monde, c’est à la fois pour me frotter au relief des paysages auparavant découverts sur le plat d’un écran ou d’une page, regarder comment l’on vit ailleurs, savoir comment l’on pense au-delà des frontières et des mers, mais aussi et surtout pour poursuivre ces échanges et en témoigner. Je rencontrerai donc des professionnels du livre dans les pays traversés, pour les interviewer. Je rassemble des contacts dans cette perspective, dans une liste qui continuera de s’étoffer au fil des recherches, des discussions, des rencontres.

Trajet et dates

Transfrontalier, le thème du livre m’apparaît comme un excellent moyen d’aller au-devant d’autres personnes, pas nécessairement des professionnels. Portraits ou interviews de libraires, d’éditeurs, de bibliothécaires, d’acteurs associatifs, de conteurs, d’anonymes… Reportages sur une lecture publique, un institut culturel, une foire du livre, une imprimerie… Rédigés au fil de mes rencontres et découvertes, ces textes seront agrémentés de photos prises par Jérémie Brieussel, mon compagnon. Des liens hypertexte permettront au lecteur d’approfondir certains points.

Les commentaires extérieurs seront toujours les bienvenus !

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