November 2009

November 30th, 2009 at 03:12 by Magali Tardivel-Lacombe

Les trésors bien gardés du couvent San Francisco (1/2)

Visite de la bibliothèque du couvent San Francisco à Salta, Argentine

Vue de SaltaA Salta, le goût des Andes flotte entre les collines brunies par la sécheresse. Mille mètres et quelques d’altitude, qui ne feront qu’augmenter pour nous dans les deux prochains mois, de l’Argentine du nord jusqu’au Pérou, en passant par les montagnes boliviennes. Mais pour l’instant, le mal de l’altitude ne nous guette pas encore. Si nous avons parfois du mal à respirer, c’est parce que les fumées et la poussière stagnent dans la cuvette où se blottit Salta. Alors nous prenons notre temps pour déambuler dans les rues piétonnes, visiter le Musée archéologique de la haute montagne, entrer dans les églises aux intérieurs chargés.

L’une d’elles a attiré notre regard dès le premier jour, avec ses façades écrevisse et bouton d’or, soutenues par de solides colonnes blanches. Déclarée monument historique en 1941 et élevée au rang de basilique en 1997, l’église San Francisco présente une histoire aussi longue que Salta, puisque ses fondations datent de 1582, année où Hernando de Lerma fonda la ville. Plusieurs incendies détruisirent l’édifice initial, mais le bijou un brin rococo qui domine la rue Córdoba date tout de même de 1785. Nous ne nous serions probablement pas intéressés au bâtiment gris accolé à l’église si nous n’avions pas vu l’écriteau “Biblioteca del convento”.

Iglesia San Francisco_SaltaLa première fois que nous passons, c’est fermé. Nous revenons le lendemain matin, pour découvrir une salle sombre où les rayonnages semblent peu remplis. C’est là que nous apprenons qu’il y a, juste au deuxième étage du couvent, une autre bibliothèque, de livres anciens cette fois. Une autorisation est indispensable pour pénétrer dans cette salle aux trésors. Au secrétariat du monastère, un homme nous ramène à la première personne, qui finit par décréter que demain, à la même heure, nous aurons le droit de visiter cette bibliothèque. Un peu kafkaïen, mais on y croit.

Le lendemain, même lieu, même heure, nous sommes reçus par deux autres femmes, qui n’ont pas eu vent de notre visite et demandent carte de presse, ordre de mission et, cela va sans dire, autorisation en bonne et due forme. Elles semblent s’amadouer dès lors qu’elles réalisent que, par notre intermédiaire, elles pourront mieux faire connaître la bibliothèque et ses besoins en livres ; au passage, sachez donc que sont bienvenus les envois d’ouvrages, dans toutes les langues et sur tous les sujets (Contact : Prof. Rosa López de Pereyra Rozas, Complejo Cultural San Francisco, Córdoba 33, A4402EZA Salta, Argentine). La vue du blog labellisé “Frankfurt Book Fair” les convainc enfin, et nous pouvons, escortés par Eduardo, un des deux bibliothécaires qui travaillent dans l’ancienne bibliothèque, traverser le cloître qui mène au fameux deuxième étage.

Autour du jardinet qui offre un havre de paix aux huit moines qui vivent ici, une série de treize fresques, peintes en 1946-47 par un certain Francisco Luscher, présente la vie de Saint François. En haut, une citation d’Erasme orne la porte de la fameuse bibliothèque : “Hic mortui vivunt, pandunt oracula muti” (Ici les morts vivent, et les muets expriment leurs désirs). Ce n’est pas un hasard si la bibliothèque est placée sous l’égide du grand humaniste hollandais. Elle renferme en effet des ouvrages de domaines aussi divers que la religion, la médecine, la linguistique, le théâtre, l’astronomie, avec une attention toute particulière apportée aux savoirs des “natifs”. En bref, la parfaite panoplie nécessaire à l’honnête homme de la Renaissance.

Fresque sur la vie de St François

Pour trouver la référence d’un ouvrage, il faut se plonger dans le fichier papier, une enfilade de petits tiroirs empilés les uns sur les autres : d’un côté, les auteurs, de l’autre, les titres. Les fiches sont parfois calligraphiées à la plume, parfois tapées à la machine. Par jeu, nous cherchons un auteur que nous connaissons. A “D” comme Descartes, nous trouvons les références d’un Discours de la méthode publié en 1713 à Paris.

Vous entrerez dans la salle aux trésors lors du deuxième épisode !

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November 26th, 2009 at 01:57 by Magali Tardivel-Lacombe

C’est une autre musique !

Quelques jours avec la famille Ahumada, musiciens à Córdoba (Argentine)

Arrivés au petit matin à Córdoba, après dix heures de bus, nous sommes heureux de faire la connaissance de César et Monica, qui nous hébergent. Un vrai bonheur de se sentir “comme à la maison”, à la différence près qu’au petit déjeuner, Monica Ahumadaen plus des classiques thé et tartines, on peut boire du maté et manger de la pâte de patate douce. Quand nous proposons de débarrasser la table, Monica nous dit de tout laisser, car deux de ses amies vont venir.

Ce n’est que plus tard, en émergeant d’une sieste matinale qui nous a remis de notre nuit de bus, que nous réalisons que les deux amies en question sont musiciennes. Les yeux encore papillonnants et les oreilles toutes cotoneuses, nous nous réveillons peu à peu en entendant la voix claire et forte de Monica, qui chante des airs folkloriques, accompagnée à la guitare et aux percussions. A Córdoba, elle dirige trois choeurs, et pour son plaisir, joue de plusieurs instruments. Le soir, elle nous fait une démonstration de quéna, puis César nous joue El Condor Pasa à la flûte.

César, qui pense que tout être humain doit, pour se sentir bien, exercer un art, un sport et une activité intellectuelle, a fait du cor d’harmonie son métier ; pour le sport, il pratique la gymnastique, et son activité intellectuelle, c’est l’apprentissage simultané du français, de l’allemand, de l’italien et de l’anglais !

César AhumadaLe lendemain, quand il nous emmène visiter l’église Santa Catalina, perdue dans la campagne, il ne résiste pas à l’envie de tester l’accoustique de cet édifice jésuite. Alors il sort son instrument de son étrange étui, et joue, lentement, pour laisser aux notes le temps de résonner entre les murs ornés de peintures de l’école de Cuzco.

Nous avons la chance qu’il puisse nous consacrer tant de temps, non seulement pour les lieux qu’il nous fait découvrir, mais aussi pour toutes les explications historiques et linguistiques qu’il se fait un plaisir de nous donner.

Pendant le déjeuner, je profite de ses talents pédagogiques pour lui demander comment il se procure ses partitions. “En Argentine, ce n’est pas facile. La seule librairie spécialisée se trouve à Buenos Aires, c’est Ricordi. Avant, il y avait aussi Clef, mais cela fait cinq ans qu’elle a fermé. Sinon, El Ateneo a aussi un rayon de partitions. Mais à vrai dire, j’ai vécu douze ans à Buenos Aires, alors moins j’y vais, mieux je me porte”. Stupéfaite, j’apprends alors qu’il demande à Mauricio, son cadet trompettiste parti vivre à Paris, de lui acheter ses partitions dans les boutiques de la fameuse rue de Rome, dans le 8e arrondissement. “C’est le plus simple, parce que si j’achète sur Internet, j’ai en moyenne 300 pesos [55 euros environ] de frais de douane ! Non seulement c’est hors de prix, mais en plus c’est absurde, car les frais de douane sont censés protéger une production locale. Or, en matière de partitions, il n’existe aucune maison d’édition argentine !”

Iglesia Santa Catalina

Le cloître de l’église Santa Catalina (province de Córdoba)

Ses deux autres fils, Pablo et Nicolas, respectivement corniste et saxophoniste professionnels, sont confrontés aux mêmes problématiques. “Parfois, ils téléchargent des partitions sur Internet. Ce n’est pas très légal, mais à vrai dire, on n’a pas vraiment d’alternative. Moi, je préfère travailler sur des photocopies, mais ce n’est guère mieux”.

Quand nous rentrons le soir, Nicolas a réuni un quintette de saxophones, qui remplit la maison des airs guillerets d’un compositeur français. Pas étonnant que, dans cette maison, les quatre bibliothèques bien garnies contiennent plus de partitions que de livres. Et encore, parmi les livres, beaucoup traitent de musicologie !

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November 20th, 2009 at 20:20 by Magali Tardivel-Lacombe

La bibliotheque aux livres invisibles

Visite de la bibliotheque municipale de Córdoba, Argentine

Biblioteca Córdoba ciudad_ArgentinaLa large verriere qui couvre le patio intérieur atténue la crudité du soleil. Au centre, quelques tables et chaises –presque personne. Les colonnes de marbre conferent a l’endroit un air solennel. Aucun livre en vue, hormis dans quelques vitrines poussiéreuses. Voyant notre air perdu et perplexe, le gardien, assis derriere une petite table, nous interpelle : “Vous n’etes pas d’ici, vous, n’est-ce pas ?” Nous nous avancons vers l’homme dont l’uniforme rappelle celui d’un policier. Il pose a l’envers le livre qu’il est en train de lire, visiblement un polar. “Le batiment dans lequel vous vous trouvez a été construit en 1896. A l’époque, c’était une demeure privée. Dans les années 1940, c’est devenu un tribunal”. Il illustre ses propos en nous emmenant dans une arriere-salle, ou une balance est peinte au plafond.

“Ensuite, un centre des impots a été installé ici, avant que le gouverneur de la province en fasse sa résidence. Ce n’est qu’en 1991, peu apres l’ouverture démocratique, que la bibliotheque municipale de Córdoba, fondée en 1911, a investi les lieux”.

Plafond de la bibliotheque de Cordoba

Voyant entrer un aveugle, le gardien prend congé pour l’accompagner jusque dans la salle de réunion de l’Association des amis de la bibliotheque pour déficients visuels. Une étudiante nous explique qu’a l’université, nombreux sont ceux qui font appel a cette association, qui propose de dactylographier les cours ou entretiens d’enquete que les étudiants ont auparavant enregistrés.

Mais tout cela ne nous dit pas ou se trouvent les livres ! Pourtant, sachant que la biblioteque a feté en 2006 son 95e anniversaire, elle doit bien en posséder quelques-uns… Le gardien, qui revient vers nous, détient peut-etre la clé de ce mystere. Mais a peine nous a-t-il entrainé dans Salle de conférences_Bibliotheque Córdobaune grande salle, ou sont régulierement organisés des cours et des lectures publiques, que le voila déja reparti. Au bout de la salle, d’une froide nudité, trois sieges imposants ressemblent aux pieces oubliées d’une partie d’échecs finissante. Nous profitons d’etre seuls pour jeter un oeil aux portes entrouvertes : quelques étageres pleines d’albums pour enfants, un bureau éteint et, enfin, des rayonnages remplis de livres. C’est ici qu’ils sont cachés ! Mais une bibliothécaire nous a vus entrer et nous dit que l’endroit n’est pas ouvert au public, qu’il faut sortir.

Quand nous retournons, penauds, vers le gardien, celui-ci, un sourire en coin, nous emmene devant un bureau. “Sors donc de derriere ton ordinateur, et montre a ces jeunes gens les trésors de la bibliotheque !” Sa collegue se penche et, la mine gourmande, le gardien pointe du doigt le large décolleté qu’elle arbore. C’est en éclatant de rire qu’il nous laisse avec elle. Nous apprenons enfin que les livres ne sont consultables que sur demande. Impossible, donc, d’errer dans l’ordre alphabétique ou le classement thématique, a la recherche d’un titre ou d’une couverture qui attirerait le regard et la curiosité. Il faut venir avec un but précis.

Au moins, la bibliotheque affiche ses dernieres acquisitions, qui peuvent toujours donner des idées. En octobre, la liste des ouvrages acquis au mois de mai indiquait, entre autres, trois titres d’Alain Badiou, un de Cortazar, et une Histoire critique de la littérature argentine en quatre volumes. Et puis, a l’occasion du bicentenaire de la patrie argentine, dont les festivités commenceront en janvier 2010, Córdoba a décidé de mettre a l’honneur ses écrivains avec une Coleccion de escritores cordobeses : le dépliant qui l’annonce informe les visiteurs qu’ils pourront découvrir ici la poésie de Glance Baldovin, les essais de Carlos Astrada, ou encore les romans de Enrique Luis Revol. Une maniere de valoriser le fonds, tout en laissant les livres dans l’ombre protectrice de leur invisibilité.

Extérieur bibliotheque Cordoba

Site de la bibliotheque : cliquer ici.

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November 20th, 2009 at 18:39 by Magali Tardivel-Lacombe

Bibliodiversite : complements d’information

Guido Indij m’apprend a l’instant qu’une erreur s’est glissee dans mon article : contrairement a ce que j’ecrivais, il n’a pas participe a l’exposition a St-Germain-des-Pres.

Par ailleurs, il souhaite signaler que El Libro de los libros a ete lance en version anglaise lors de la Foire du livre de Francfort.

A bientot pour d’autres decouvertes argentines et sud-americaines !

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November 11th, 2009 at 18:09 by Magali Tardivel-Lacombe

Bibliodiversité (2/2)

Suite de la rencontre avec Guido Indij, éditeur à la Marca Editorial, Buenos Aires (Argentine)

Guido Indij_BibliodiversidadGuido Indij est très fier d’avoir publié un texte du Français Gilles Colleu, éditeur à Vents d’Ailleurs : La edicíon independiente, como herrameinte protagonica de la bibliodiversidad (traduction du texte publié en 2006 chez l’Alliance des éditeurs indépendants, coll. Etat des lieux). L’idée de bibliodiversité, qui insiste sur l’importance culturelle de l’édition indépendante, a émergé au début des années 2000, mais on ne saurait dire qui en est l’auteur ; des recherches sont en cours, mais vous en savez peut-être davantage, vous lecteurs ?… Cet essai de Gilles Colleu fait écho au cheval de bataille de l’éditeur argentin, qui s’engage en tant que coordinateur local pour le réseau hispanophone de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, connu sous le nom de l’Alianza de los editores independientes para otra mundialisacion (AEI), l’Alliance des éditeurs mexicains indépendants (AEMI) et l’Edinar, qui défend la “diversité bibliographique”. Il manque de temps pour donner des détails sur tous ces réseaux et indique simplement : “C’est très important à mes yeux, en tant qu’éditeur indépendant, mais aussi en tant qu’Argentin. Nous sommes encore assez mauvais pour travailler en groupe, alors que c’est une force”.
 
Interview with Guido IndijSon désir de rapprocher les gens ne se manifeste pas seulement sur le plan éditorial. En tant que photographe, il travaille aussi sur les gestes propres à chaque culture. Dans le premier tome de cette série intitulée Sin palabras, à paraître chez La Marca Editorial, il met en scène ses compatriotes ; pour le deuxième volume, il a commencé un projet avec les Italiens. En 2008, il a même participé à une exposition au Centre Pompidou, dans le cadre de l’Année européenne du dialogue interculturel. Avec le titre “Faites un geste”, Guido Indij invitait les visiteurs à offrir un geste qu’ils trouvaient parlant. “Parce que finalement, il n’y a qu’un seul geste que l’on comprend dans le monde entier : c’est le sourire”, conclut l’éditeur qui rentre chez lui se remettre de la Foire du Livre de Francfort. Par chance, il n’a que la rue Rivarola à traverser. A croire que l’une des plus petites rues de Buenos Aires, longue d’un seul “cuadra” (pâté de maison), lui appartient tout entière !
 
Avant de prendre congé, je lui pose la question classique de l’unique livre qu’il emporterait en voyage. “Difficile ! J’aime bien la réponse d’Oscar Wilde, qui disait que le meilleur livre à emporter sur une île déserte était un livre tout blanc, qui serait encore à écrire. Sinon, je dirais sans doute Mille Plateaux de Deleuze et Guattari“.

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November 9th, 2009 at 02:50 by Magali Tardivel-Lacombe

Bibliodiversité (1/2)

Rencontre avec Guido Indij, éditeur à La Marca Editorial, Buenos Aires (Argentine)

Géant tranquille aux moustaches souriantes, Guido Indij, photographe et éditeur, nous reçoit dans l’entrepôt empli de livres, de photos et de toiles, qui lui sert de bureau. Il a les yeux fatigués de l’éditeur qui revient de la Foire du Livre de Francfort. Quasiment un passage obligé cette année pour les professionnels du livre argentins, qui seront accueillis en octobre 2010 comme invités d’honneur. Pour Guido Indij, ce type de salon permet de présenter des collections qui, sinon, restent dépareillées dans les librairies. “Aucun catalogue n’est présenté dans sa totalité dans les librairies, c’est dommage. Alors j’ai décidé de créer mon propre réseau, à Buenos Aires et Córdoba”.
 
BookshopLa librairie de la capitale, Asunto Impreso, est située à deux pas, dans la même rue Rivarola. On vient de loin pour y trouver des livres d’art, dont elle s’est fait la spécialité. La Marca Editorial, maison d’édition que Guido Indij a fondée en 1992, se concentre elle aussi sur l’art, la photographie, ainsi que les essais esthétiques et la philosophie. Beaucoup de ses propres travaux photographiques sont publiés chez La Marca Editorial, dont le nom n’est d’ailleurs pas tout à fait innocent : “Cela exprime un peu l’idée romantique de laisser une marque, une trace de son passage sur Terre. Après tout, c’est pour cela que l’on publie des livres, non ?” Cette passion pour les livres l’a même conduit à réaliser un Libro de los libros, qui recense les lieux littéraires les plus intéressants de Buenos Aires.
 
Toujours dans la même rue Rivarola, La Marca Editorial, qui emploie 14 personnes en tout, a installé en 1995 son propre service de distribution. Il s’agissait de pallier les difficultés rencontrées avec les distributeurs extérieurs, et surtout de faciliter l’exportation. Les ouvrages fortement illustrés que Guido Indij publie se prêtent particulièrement bien Guido Indijà la coédition internationale, du fait du peu de textes qu’ils contiennent. “Nous faisons souvent des livres bilingues espagnol-anglais. Parfois, il n’y a même que la couverture qui comporte une mention écrite. C’est encore plus facile”. Son grand succès, ce sont les flip-books, ces livres minuscules que l’on feuillette rapidement avec le pouce pour faire défiler une saynette : un homme se prend une tarte à la crème en pleine figure ; une rue de Buenos Aires se lève, s’anime et se couche ; un Zeppelin survole la capitale argentine au début du XXe siècle… Il en a vendu un demi million d’exemplaires dans le monde entier, et a participe en ce moment à une exposition sur ce thème à Paris, dans la station de métro Saint-Germain-des-Prés.
 
 
A suivre…

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